Exposition : Est-ce ainsi que les hommes vivent?

33èmes rencontres PHOTO Imajeu-MarommeIllu

L’exposition est accessible au public les week-ends et jours fériés uniquement à la salle Pélissier, 96 rue des martyrs de la résistance à Maromme (76).

Claudine Doury– Photographe Invité
Travaillant sur le temps et ses métamorphoses, la photographe Claudine Doury capture avec cette série, « Sasha », le glissement de l’enfance à l’âge adulte d’une jeune fille, questionnant la construction de la personnalité à travers les jeux secrets, les rites intimes, les peurs et les rêves de l’adolescence.

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Exposition Expo-portraits, sous le regard de Charles Fréger

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En janvier 2013 première rencontre avec Charles Fréger : deux jours d’échanges sur le portrait, sur nos images et les photographes portraitistes à connaître.

Charles Fréger  nous a montré son travail, expliqué sa démarche et la réalisation de ses prises de vues.

Suite à ce workshop, nous étions nombreux à vouloir se « frotter » à cet exercice, en studio ou ailleurs en fonctions de projets de chacun.

Imajeu a donc décidé de compléter l’équipement du studio et les plus experts ont appris aux novices à utiliser les lampes, les light box, flash, et flashmètre : merci à eux.

Quand une opportunité avec le Conseil Général 76 a permis d’organiser un workshop sur le site de l’abbaye de Jumièges, Charles Fréger a accepté de l’encadrer.

Durant 3 jours de nombreux échanges, exercices et autres expérimentations nous ont permis de travailler en extérieur, dans un cadre magnifique, pour appliquer les conseils du maître.

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Exposition Cinéma

expoCinema

Les photos de mon exposition

Je suis portraitiste, depuis toujours, et depuis presque toujours je photographie des gens de cinéma. Est-ce par hasard ? Est-ce par passion pour les visages ? Certes, et aussi par passion pour le cinéma ?… certainement… Le cinéma regroupe pour moi la totalité des arts. Le cinéma permet beaucoup plus de choses que la photo, mais demande un travail à longue haleine. La photo, même si une oeuvre se construit petit à petit, est faite de moments, furtifs, mais profonds, de rencontres furtives aussi, mais qui souvent vont à l’essentiel. L’essentiel d’un regard, l’essentiel d’un moment qui devient une mémoire, le partage, l’échange, le don.Ces moments en général me suffisent, sauf quand je pousse le rapport à l’autre en une grande relation longue, amicale ou juste photographique, mais riche, riche de souvenirs, riches de moments, et aussi, et surtout riches d’images. Je garde ces images, elles font partie de ma vie, de ma mémoire, de mon quotidien et de mes pensées. Je reste très attachée à mes photos, et parfois même plus qu’aux personnes que j’ai photographiées. Ces images sont une preuve certaine de l’existence de ces moments magiques… Voilà ce qui m’importe.

Dans mon rapport aux acteurs, ce qui m’amuse souvent, c’est de les mettre en scène. Je me sers de leur talent et de leur passion de l’image aussi pour me faire plaisir, pour combler ma frustration de cinéma. J’aime le cinéma, mais je ne suis pas cinéaste ? Tout d’un coup pendant une prise de vue, la fiction l’emporte, ce n’est plus vraiment un portrait que j’exécute, c’est une scène. Je m’amuse à les diriger, je leur invente un scénario, dans un décor, dans une lumière, mon sujet redevient un acteur, et joue. Ce sont mes images à part, celles que je classe dans une boîte à part ; là Isabelle Carré court sur un quai de gare, là Jean Dujardin rit aux éclats en marchant au soleil, là Sabine Azéma est mélancolique sur une plage, Catherine Deneuve fume une cigarette dans l’ombre, Isabelle Huppert se trouve dans le tumulte d’une ville… c’est à ce moment que la prise de vue bascule dans une autre dimension. Nous sommes au cinéma, je suis au cinéma, j’ai à travers mon objectif, un acteur ou une actrice qui joue une petite scène de film, uniquement pour moi là… C’est comme un jeu, un jeu d’enfant.

C’est ce que j’ai voulu demander aux membres du club de Imajeu, et c’est ce que j’ai voulu montrer aussi, comme la frontière entre le cinéma et la photo est minime, il ne manque que le mouvement, la voix, le son… mais nos images tiennent la route toutes seules, elles peuvent se poser sur une table, elles peuvent s’accrocher au mur, elles peuvent se montrer lors d’un diner, elles n’ont pas besoin de l’obscurité qu’exige le cinéma pour être vues… et pour exister.

Carole Bellaïche

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